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La cabane abritant un trésor

Le monde est souvent cruel avec les petits talents, les petites créations et, les petits endroits. Petit a besoin d’amis.

La semaine dernière, j’ai expérimenté quelque chose de petit, qui a laissé en moi un très grand impact. On m’a souvent demandé quel était mon endroit préféré à Colombo. J’ai enfin trouvé ma réponse. Ce n’est pas la randonnée Galle Face Green ou la plage de Mount Lavinia, ni même le Barefoot Café ou le Lemon Lounge & Bar, mais Bollywood. Bollywood est un petit magasin de DVD qui fait à peu près la taille d’un large escalator.

C’était mon deuxième jour à Colombo et je flânais dans les quartiers autour de Kollupitiya (Colpetty) lorsque mon regard s’est arrêté sur cette vieille boutique de DVD, devant laquelle il y avait un immense étalage de livres. Juste à côté de cette boutique, un vieil homme vendait des ramboutans. Cette image était si marginale par rapport à ce que l’on voit habituellement dans les rues de Colombo, qu’il était pratiquement impossible de la manquer. C’est ce fruit, le ramboutan, qui a guidé mes pas vers Bollywood. Alors que je ne bougeais plus de là, bien trop occupé à déguster ce fameux fruit qui ressemble beaucoup aux cerises, j’ai fini par remarquer tous les DVD qui s’entassaient dans cette minuscule boutique. C’était surprenant, voire choquant. Il y avait tellement de DVD store dans les centres commerciaux de Colombo, mais la palette de choix qu’ils offraient n’était en aucun cas comparable à la tonne de DVD qui se trouvait dans cette toute petite boutique.

Bollywood offrait un large choix de Hitchcock, Fellini, Kurosawa, Bergman, Kubrick et de la plupart des légendes du cinéma pour moins de 200 lkr. Sur la petite table disposée à l’extérieur s’entassaient des livres d’occasion à un prix adorable. Impossible de résister à cet endroit !

A peine entré dans le store, j’ai été chaleureusement accueilli par le petit monsieur qui tenait la caisse. Cet homme était une encyclopédie vivante du cinéma !

Il avait vu absolument tous les films qu’il vendait et a su me conseiller plusieurs films accordement à mes attentes. On pouvait voir dans le plus profond de ses yeux la passion qu’il avait pour ces films. J’ai finalement acheté cinq DVD, tous d’un genre différent.

Je suis allé deux fois au Bollywood en l’espace d’une semaine. Ce si petit magasin de DVD m’a à la fois consolé, éduqué et diverti. Cela m’a fait prendre conscience que, perdus dans les tourbillons de la grandeur, on manquait souvent l’essentiel caché dans les moyennes ou petites choses de la vie. Vous ne savez jamais à quel point elles peuvent être belles et pleines de sens.

Bollywood était vraiment une petite cabane abritant un riche trésor.

5 choses que vous ne savez pas sur le Sri Lanka

Ce qu’il y a de mieux lorsque l’on visite un pays, c’est bien d’expérimenter des choses nouvelles. Même après avoir lu tout ce qui existe sur votre destination et vous être renseigné à son propos, vous ne pourrez échapper à la découverte de quelque chose d’inconnu une fois que vous serez sur place. C’est exactement ce qui m’est arrivé quand j’ai mis les pieds au Sri Lanka pour la première fois. J’avais fait beaucoup de recherches mais le pays a su me surprendre.
Sans plus vous faire attendre, je vous livre les 5 choses que vous ne savez pas sur le Sri Lanka.

  1. LES HÔTELS PEUVENT ÊTRE AUTRE CHOSE QUE DES HÔTELS
    Partout au Sri Lanka, il est très courant de trouver le mot hotel avant ou après celui d’un restaurant. Au début, c’était troublant et il m’arrivait de prendre un restaurant pour un hôtel, ou inversement. J’ai finalement mené ma mini-enquête: hotel est en fait considéré comme un mot tendance dans la nomination d’un restaurant. Pour cause: à l’époque, les bons restaurants du pays n’étaient que ceux des hôtels. Le mot en lui-même attirait donc beaucoup de clients. C’est devenu si normal que l’anecdote a disparu des mémoires pendant que le mot, lui, persiste dans le temps.
  2. VOUS POUVEZ ÊTRE ARRÊTÉ À CAUSE D’UN TATOUAGE
    Vous avez bien lu ! Un touriste a été expulsé du Sri Lanka car il avait un tatouage de Bouddha (du moins quelque chose qui y ressemblait fortement). Si vous avez un tatouage qui pourrait heurter la sensibilité des sri lankais, pensez à le dissimuler lorsque vous sortez dans un espace public.
  3. PORTER DES CHOSES COURTES À PROXIMITÉ D’UN TEMPLE EST UN MANQUE DE RESPECT
    Dans le cas où vous auriez prévu de visiter un temple, soyez sur de ne pas vous habiller court. Cela est considéré comme un manque de respect. Dans certains cas, vous serez même interdit d’accès au temple. Enfin, gardez à l’esprit de toujours retirer vos chaussures avant de franchir l’entrée.
  4. FAIRE NON DE LA TÊTE VEUT DIRE… OUI !
    Celui-ci est un peu plus long à intégrer. J’ai été dans tellement de situations où les gens bougeait leur tête de gauche à droite  : une façon de dire non pour la majorité des occidentaux. Au Sri Lanka (mais aussi en Bulgarie), c’est en fait un moyen d’exprimer le « oui »…
  5. IL EST POSSIBLE DE VISITER LES PROVINCES DU NORD
    Avant que je ne me rendre au Sri Lanka, j’avais lu sur internet que les provinces du nord étaient interdites aux étrangers. Ce sont en fait les territoires où ont eu lieu la plupart des batailles pendant la guerre civile. Heureusement, l’information était fausse : il est tout à fait possible de voyager dans les provinces nordiques du Sri Lanka. Il faut juste avoir demandé, au préalable, une permission au Ministère de la Défense. Je l’ai compris uniquement sur place, et il m’a été plutôt facile de l’obtenir.

Observation des baleines à Mirissa

“Un monde sans dauphins et baleines n’a plus rien d’un monde » – Ric O’Barry

La nuit était en train de tomber lorsque je suis arrivé à mon hôtel de Mirissa. Je m’étais rendu dans cette ville avec un but précis: immortaliser le plus gros mammifère du monde grâce à mon appareil photo. C’était la saison des baleines et des dauphins, qui migrent d’un endroit du monde à l’autre en passant par les océans du Sri Lanka.
Cachalots, baleines bleues, gobicéphales se déplacent en large groupe de 50 à 100 baleines, parfois dans moins de 30 mètres d’eau, avec une énorme concentration dans le récif de Mirissa. Les baleines sont souvent accompagnés de grands groupes de dauphins.

Mirissa est une sorte d’observatoire naturel de baleines. De nombreux touristes font le choix d’une balade en mer pour aller à la recherche du gros animal marin, mais les gros bateaux, très bruyants, font fuir les baleines. J’ai donc pour ma part cherché un petit bateau qui accepterait de m’amener à la recherche de l’animal. Je résistais à la tentation d’en choisir un grand, nettement plus beau. Il était environ 10h lorsque j’ai trouvé le bateau parfait, The Water Horse : il était petit et équipé d’un sondeur pour faciliter la recherche.

Le capitaine a accepté de m’amener en mer, bien que son petit navire était à la base un bateau de pêche. Il a négocié un prix un peu plus élevé que les prix habituels, que j’ai payé avec plaisir.

Le lendemain matin, à 5h, je me retrouvais sur mon bateau, face à un océan sans fin.

La brise matinale, de paire avec le bruit de la mer ont suffi à motiver le photographe qui sommeille en moi. Je me suis alors installé sur le pont du bateau pour préparer tranquillement mon appareil photo et mon trépied. Le soleil était en train de se lever : une vue à couper le souffle !

Il était presque 5h30 lorsque le capitaine a jeté l’encre, avant de descendre sur le pont avec le petit-déjeuner et les boissons. J’étais pour ma part bien trop occupé à photographier les dauphins qui semblaient escorter notre bateau depuis que nous avions quitté le port.

Les baleines doivent quant à elle revenir toutes les 15 minutes à la surface pour s’oxygéner. Elles commencent par cracher de l’eau qui s’élève parfois jusqu’à 3 mètres de hauteur. Il ne m’a pas fallu longtemps avant d’apercevoir un filet d’eau émaner de la surface. Je sentais mes mains trembloter, plein d’émotion à l’idée que j’étais sur le point de voir le plus gros mammifère du monde.

Personne sur le bateau ne pouvait s’imaginer ce qui allait suivre. La baleine, au lieu de simplement revenir à la surface pou respirer puis replonger dans les eaux, a sauté plusieurs mètres au dessus de l’eau. C’est arrivé si vite que je n’ai même pas eu le temps d’immortaliser le moment.

Il est quasiment impossible de décrire les émotions ainsi que les images qui étaient sous mes yeux. J’entends par là que, évidemment, j’ai déjà vu des baleines plusieurs fois à télévision ou en photo, mais le fait d’être si proche de ces impressionnants animaux étaient une expérience naturellement différence. Le paradis !
J’ai aujourd’hui compris que ce n’est ni un endroit, ni un sentiment que l’on doit chercher. Cela n’a rien à voir avec le lieu dans lequel on se rend. Tout se joue sur les émotions, à ce moment précis de votre vie, que vous ressentez en vivant une expérience si dingue… une vue spectaculaire qui vous fera oublier les angoisses du quotidien.

Ce moment va peut-être disparaître à jamais, mais j’aurais eu la chance d ‘avoir pu les observer . Je repensais à ces baleines qui, cinq fois consécutives, m’ont laissé capturer leur image pour ramener un petit bout d’elles avec moi, dans ma boite à souvenirs.

Le fruit du singe : un remède contre la chaleur

Il n’est pas possible d’aborder de la culture culinaire sri-lankaise sans parler du fruit du singe. Le fruit du singe, typique de l’Asie du Sud-Est, fait presque la taille d’un coco. Il a une peau aussi dure qu’une coquille (un peu râpeuse) et à quelques détails prêt le goût du formage Bleu. Je suis capable de détecter sa présence à des kilomètres à la ronde… La chair du fruit est une sorte de pâte marron, plus ou moins similaire à celle du tamarin.

Le fruit du singe peut se manger directement après avoir été épluché, mais il est plus courant de le déguster dans un épais smoothie, connu sous le nom de Wood Apple Juice. Le fruit est alors mixé avec du sucre et de l’eau, avant d’être métamorphosé en texture crémeuse. Le Wood Apple Juice a un goût sucré unique. Pensez à glisser dans d’une conversation avec un sri lankais que vous aimez le fruit du singe, et il vous amènera certainement faire la tournée de tous les restaurants locaux qui servent différentes variances du Wood Apple Juice.

J’ai tant entendu parlé du fruit du signe (elephant apple ou monkey apple), que je me suis empressé vers le marché le plus proche pour en acheter quelques un avant de rentrer chez les amis qui m’hébergeaient à Colombo. Ces fruits ressemblaient en fait à des petits melons, avec une peau très dure. J’ai bien tenté d’en éplucher un à la main… En vain. J’ai abandonné et mis le fruit entre les mains de mon ami pour qu’il se charge de ce qui se révélait être une véritable mission. A ma grande surprise, il l’a frappé contre le sol jusqu’à ce qu’il s’ouvre. La pièce a été rapidement envahie d’une odeur mélangeant arômes de banane, mangue, miel et menthe poivrée. L’odeur était vraiment forte. J’ai immédiatement compris pourquoi certaines personnes refusaient de goûter ce fruit.

Le fruit du singe est plutôt acide (surtout les plus petits), d’où l’habitude des sri lankais d’en faire un smoothie sucré. Il ne me reste plus qu’à apprendre la recette…

Le jus était juste délicieux ; des arômes exotiques, sucrés, le tout rafraichissant, un peu comme une limonade. C’est selon moi la boisson fraîche idéale l’été, mais mon ami m’expliquait que le Wood Apple Juice était plutôt bu chaud – sauf dans la recette avec du lait de coco. Le lait de coco permet d’obtenir une texture crémeuse et d’augmenter les saveurs.

J’ai adoré les deux versions – avec ou sans lait de coco, sans cacher ma préférence pour la version fraîche, à siroter un soir d’été.

Le surf au Sri Lanka

Le sri Lanka est un condensé de magnifiques paysages et temples. La nourriture y est exquise et la culture y est fascinante. Mis à part ces critères non négligeables, ce que je préfère au Sri Lanka ce sont les plages pour y apprendre à faire du Surf.

Qu’y a-t-il de mieux que d’apprendre à surfer sur les plus belles plages du monde ? Tout d’abord, le Sri Lanka présente un bon avantage. On peut s’y rendre toute l’année. La mousson partage cette île de beauté en deux parties.
Lorsqu’il pleut sur la côte Ouest, la saison bât son plein sur la côte Est et vice versa. Ce qui veut dire qu’avec quelques précautions, vous pouvez aller à la plage et avoir du soleil tout au long de l’année. (Côte Ouest : saison de Novembre à Mars/Côte Est : saison de Mai à Septembre).
Les plages de la côte Ouest sont plutôt vastes et le courant est généralement plus doux. Les vagues sont petites (Tout est relatif !) et longues. C’est parfait pour apprendre. Les spots les plus appréciés de la côte ouest sont Hikkaduwa (Man reef, Beach Break, NorthJetty), Unawatuna, Mirissa, Midigama, Tangalla.
Sur la côte Est, les vagues sont souvent plus fortes et courtes et le domaine est souvent restreint pour surfer à cause du récif en bordure de côte. Si vous maîtrisez un peu la technique, il est possible que vous préfériez cette partie du pays. Sur la côte Est vous trouverez aussi plus de plages sauvages.

Il n’est pas impossible qu’un éléphant sorte de la forêt pour aller voir ce qu’il se passe prêt du rivage ! Les plages les plus connues de la côte Est sont Arugambay et ses alentours (Pottuvil Point, Crocodile Rock, Elephant rock, whisky point…). Les plages publiques de cette partie du pays sont souvent très peuplées, il faut donc faire attention à ne pas blesser les autres avec sa planche.
Croyez-moi, apprendre le surf n’est pas insurmontable. C’est même plutôt simple. Et promesse garantie de l’instructeur « Si tu ne te lève pas sur ta planche à la première leçon, tu seras remboursé ». Il suffit de suivre la règle « allongé, levé du torse, remonté de genoux et pivoté » et nous voila propulsé en un quart de seconde sur la vague ! Quelle sensation incroyable que de surfer au dessus des vagues. Cela nous procure comme un sentiment de liberté. Et méprenez-vous, il est tout à fait possible de s’amuser dès les premières leçons.S’il s’avère que vous maîtrisez bien la technique, l’instructeur de surf pourra vous emmener faire du « green water surfing ».

Pour une leçon de surf débutant, comptez 1500 roupies Sri Lankaises soit 10€ (équipement inclus)
Pour la location d’une planche de Surf, comptez 400 roupies Sri Lankaises soit 2,5€

Holi, le festival des couleurs en Inde

En ce jour vient le festival le plus coloré du calendrier Hindou.

Il ne manque qu’une semaine à l’amusement en en Inde, HOLI, le festival des couleurs. Maintenant connue dans le monde entier, Holi est également célébrée à l’extérieur du sous-continent, bien que souvent pas exactement le jour désigné par le calendrier hindou. Mais que représente la célébration de Holi ? Et à quelle Icone correspond-elle ? C’est une fête liée à la religion hindoue qui toujours célébrée pendant la Phalguna et qui tombe souvent pendant le mois de Mars.

Le mot vient du terme Holika Holi – Dans la mythologie Hindou, le roi Hiranyakashipu est devenu très puissant et a cru devenir plus fort que Dieu et il a déclaré qu’il devait être le seul objet d’adoration. Cependant son fils différait de lui et a continué à adorer le dieu Vishnu. Enragé par l’insulte de son fils, Prahlada a été puni en étant soumis à de terribles punitions dont il est sorti indemne. Finalement la sœur du roi, Holika, essaya de détruire Prahlada en lui faisant asseoir sur un feu de joie à côté d’elle, vêtu d’un manteau qui la protégerait du feu, tandis que son neveu périrait, cependant, il n’a pas. Au bon moment, le manteau enveloppa Prahlada le protégeant contre le feu, tandis que brûlé Holika à mort. La légende dit, en fait le bon remporte toujours sur la mal et que la pureté de l’esprit est toujours récompensée. Pour honorer ce temps, chaque année, la nuit avant Holi, tous les coins de l’Inde est éclairée par de petits feux de joie appelés Holi ka Dahan et tous dansent et chantent en l’honneur de la victoire du bien sur le mal.

Comme toutes légendes celle-ci aussi a une autre explication, celle mettant en vedette le dieu Krishna, avatar de Vishnu et son amour pour la belle Radha. La jeune fille était si belle que le jeune Krishna, sur les conseils de sa mère, a décidé d’appliquer la couleur sur son visage, afin d’embellir le visage. Le fait est que le dieu sympathique aimait à plaisanter et était ravi de jouer avec le vacher appelle Gopi. Ceci est la raison pour laquelle la fête de Holi est célébrée avec un enthousiasme particulier dans la ville de Vrindavan et Mathura ou ceux où Krishna est plus vénéré.

Personnellement, je préfère la version Prahlada parce que j’aime l’idée de la victoire du bien sur le mal. Aujourd’hui, Holi est un moment de s’évader dans l’insouciance et de faire des rencontres amoureuse, voir des amis ou de la famille, il marque également l’arrivée du printemps, la célébration de l’amour, et surtout l’annulation des différences sociales car tout le monde – absolument tout le monde – sort pour jouer Holi! D’après le calendrier Hindou, Holi sera célébrée les 1er et 2 Mars 2018 partout dans le monde où tout le monde se réunira dans les rues des villes et des villages, rigoureusement vêtus de blanc, pour lancer la poudre colorée appelée gulal, ce qui rend le monde éclatant de couleurs pour une journée complète.

Il y a ceux qui, à l’occasion, se livrer à une boisson appelée bhang, faite avec des ingrédients tels que: lait, amandes, épices et feuilles de marijuana qui fournissent un certain état d’ivresse mentale (bien que, nous ne recommandons pas). Le festival des couleurs de l’Inde est largement répandu et a inspiré de nombreux autres festivals dans le monde entier.

Tout ce que nous avons à faire est d’avoir les poudres de gulal colorées, et de jouer la couleur et lui permettre de nous couvrir tout en criant “Bura na main, Holi hai! (Ne vous inquiétez pas, c’est Holi!)

Amis de la route

Tout comme les vrais voyageurs, nous avons passé du temps sur la route. Nous voyageons d’une voiture à une autre, d’un bus à un autre, d’un mode de transport à un autre.  Parfois entre amis, en famille ou en solo. Cependant, même si nous voyageons seul, sommes-nous vraiment seul ?

L’avion a atterri sur un aéroport minuscule au Nord-Est de l’Inde, Nagaland.

J’ai respiré une bouffée d’air frais, vu un cadre verdoyant puis l’arrivée d’une voiture pour m’accueillir. La vue de l’aéroport a disparu lentement et a été remplacé par les marchés, le monde et la nature, “Parfait ! C’est exactement la pause dont je rêvais.

«Je me suis dit – enfin juste moi et moi-même ».

Après environ une heure de route, il me fait remarquer : «Ceci est un stade construit par le ministre en chef . Il est vraiment énorme. ” puis s’excuse du trajet cahoteux et des chemins de terre . ” Beaucoup de gens conduisent dangereusement ici, c’est pourquoi il y a beaucoup d’accidents » dit-il . ” Mais je conduis avec prudence alors  ne vous inquiétez pas . ” Il était LE conducteur .

Chauffeurs ! Que ferions-nous sans eux ? Ils conduisent toute la nuit pendant que nous ronflons à la gloire sur la banquette arrière;  Nos besoins passent avant les leurs. Avez-vous déjà rencontré un conducteur s’arrêter parce qu’il / elle avait faim ? Moi jamais.

Un de mes amis m’a raconté l’histoire d’un chauffeur de taxi qu’il a rencontré lors d’un voyage au Kerela . Premier jour , le chauffeur était merveilleux ; il était à l’heure ; la voiture était propre et diffusait un doux parfum de jasmin. Mais le deuxième jour , le pilote semblait un peu préoccupé.

Après un certain temps , le conducteur s’est excusé et a fait un arrêt sur ​​la route. À son retour, il avait une nouvelle série de fleurs de jasmin , qu’il a rapidement accroché à son rétroviseur remplaçant l’ancienne – il se calma tout de suite après. Perplexe , mon ami lui a demandé pourquoi il semblait plus détendu après avoir posé de nouvelles fleurs  ” La fraîcheur des fleurs avait disparu . Je veux partager avec vous la senteur du Jasmin le temps de votre voyage à travers mon pays , “a-t-il répondu.

Excessivement amusé par ce récit, J’ai écrit de suite à un couple d’amis voyageurs en leur demandant leur expérience de la route avec les conducteurs , et la plupart d’entre eux avaient de bons souvenirs. Un pilote a enseigné à ses passagers l’Hindi de base, l’autre n’a pas dormi toute une nuit parce qu’il voulait être à l’heure pour l’arrivée de son prochain client à l’aéroport et les anecdotes n’en finissaient plus, du meilleur au pire, les chauffeurs restent nos amis lorsque nous voyageons.

Comment surmonter les cinq craintes du voyage

Par Barsha RD. 

Comme tout être humain nous apprécions notre petit confort. La plupart d’entre nous n’aimons pas le changement lorsqu’il s’agit de nourriture ou de dormir ailleurs que chez soi. Cela ne semble qu’être un petit problème, mais croyez-le cela peut être un réel obstacle entre nous et le voyage.

Laissons-nous par exemple tenter par de nouvelles saveurs lors d’un dîner au restaurant.

La crainte de se retrouver en terre inconnue

Voyager vers un lieu inconnu peut-être angoissant pour beaucoup de personnes. Il est difficile de cibler ce qui déclenche la peur chez quelqu’un mais tout peut s’expliquer. Être dans un lieu sans en connaître la culture, la langue, les spécialités culinaires peut être un peu effrayant.

L’un des meilleurs moyens de surmonter cette anxiété est de se renseigner et d’en apprendre un peu plus sur la destination envisagée. Apprenons quelques mots utiles et les distances à parcourir pour mieux appréhender le voyage.

La peur de se perdre

La peur d’être perdu lors d’un voyage peut paraître semblable à la peur d’être en terre inconnue mais il est essentiel de séparer ces deux craintes pourtant bien distinctes.

Voyageurs amateurs ou pas nous avons tous en tête cette question, et si je me perds ? Même si le voyage à bien était préparé, nous avons toujours quelques doutes. Il n’y a aucun moyen de contrôler ces appréhensions si ce n’est de partir en confiance.

La peur de se faire voler

Nous regardons la télévision, écoutons la radio, et lisons tous les journaux pour connaître l’actualité.

Les témoignages de personnes volées lors d’un voyage sont assez courantes, les médias les relatent parfois d’une manière romancée mais n’ayez pas peur ! Cela n’est pas le cas pour tous.

Il est important d’être prudent lorsque l’on voyage et faire preuve de vigilance mais en aucun cas être trop anxieux car comme nous le savons, penser négatif attire le négatif ! Bien entendu si la peur de se voir dérober nos biens les plus précieux est bien présente ; Il est fortement conseillé de ne pas emporter tout objet de valeur : Montres, bijoux, sacs … Spécialement dans les transports en commun. .

Peur du nouveau

Posons-nous la question de ce qui pourrait nous arriver si nous essayons quelque chose de nouveau ? Rien de vraiment alertant ! Le fait que le nouveau engendre une certaine angoisse est totalement normal chez l’être humain. Qui n’a jamais été emballé à l’idée de sauter à l’élastique tout en pensant que peut-être l’élastique ne tiendrait pas le choque ? C’est pourquoi la plupart d’entre nous n’ont pas encore été au bout de cette envie.

Il est bon de prendre des risques et d’apprécier de nouvelles expériences qui rendront sûrement notre vie plus passionnante, reprenons goût à l’aventure et partons à la conquête de sensations inédites !

Peur d’être à court d’argent

Nous prévoyons tous un budget voyage en amont avant les dates de départ pour l’aventure. Être à court d’argent lors d’un séjour n’est vraiment pas une situation confortable. La crainte de ne pas pouvoir subvenir à nos besoins ou de nous restreindre au bout du monde est LA situation à éviter !

Partir sereinement contribue au bon déroulement des vacances ! Alors avisons notre budget, réservons à l’avance l’hébergement et les activités que nous choisirons afin de dépenser le budget prévu pour les soirées, les emplettes et les visites.

Laissons nos craintes de côtés car comme le disait Neale Donald Walsch « La vie commence à la limite de votre zone de confort ».

Bon voyage !!!

Les rameurs d’une jambe au Myanmar

Il est 3 heures  de l’après-midi, mon esprit se met à penser à 1000 choses à la fois. Mes pensées vont du chat qui prend soin du petit chaton à mon coca-cola qui n’est pas assez froid, enfin du grand n’importe quoi ! Au milieu de toute cette errance, je décide d’en apprendre davantage sur le Myanmar, à la recherche de quelque chose d’inhabituel.  Je me documente alors sur ce pays au bout du monde, et là je tombe sur un article qui me fascine : les rameurs d’une jambe au Myanmar et je commence à creuser plus profondément le sujet. J’apprends d’abord à situer le lac Inle dans l’état de Shan, prisé par les touristes pour ses jardins flottants, ses villages sur pilotis, ses stupas et bien entendu ses héros du lac. La technique de la jambe – l’aviron est utilisé par les pêcheurs pour attraper le poisson du jour. Cette technique est censée dater du 12ème   siècle et est considérée plus comme une tradition Inthas qu’une simple technique de pêche. Le poisson étant l’alimentation de base, les pêcheurs en ont fait un métier.

Comment ça marche?

Les rameurs à une jambe transmettent cette tradition de génération en génération et sont fiers de cet héritage. Cette technique les oblige à se tenir debout sur la poupe de leur bateau en bois tout en enroulant une jambe autour de la rame.  Un bras reste libre, ce qui leur permet de capturer le poisson dans le filet en forme de cône, et leur permet également de profiter de la vue grandiose du lac Inle, ce qui rend le travail un peu plus facile.

La jacinthe d’eau et les îles flottantes forment un labyrinthe sous-marin épais, par conséquent la navigation peut être difficile mais avec cette technique précise il est plus facile de voir les cours d’eau.

Aussi difficile que cela puisse paraître ce métier exige beaucoup de patience, de dévouement et une maîtrise exceptionnelle de la rame. Ceci explique cela, les pères apprennent à leurs enfants et ce dès je plus jeune âge à maîtriser la barque et la rame.

Je ne peux imaginer le temps investi à l’apprentissage de cette technique.

Les femmes, en revanche utilisent encore l’ancienne technique celle de tenir les rames avec leurs mains.

Une tradition toujours d’actualité

Le temps qui passe et une tradition toujours vivante. L’Intha est très attaché à ses origines et donc à ce mode de pêche ancestral. J’ai ainsi appris qu’un festival appelé Phaung Daw U Pagoda met à l’honneur ces héros du lac Inle où défilent les rameurs à une jambe brandissant des affiches de Bouddha sur leurs pagodes bien décorées. Lire et écrire à ce sujet m’a vraiment donné envie d’explorer le royaume du Myanmar, si vous envisagez de visiter le Myanmar n’hésitez pas à faire un petit tour sur le lac Inle à la rencontre de la population Inthas !

Découvrez Pondichéry à vélo

Ça vous dit un petit tour en vélo à Pondichéry ? L’expérience d’un incontournable!

Il était environ 7 heures du matin, les « lèvent tôt » se promènent dans les rues encore désertes de la ville alors que les primeurs ont déjà installé leurs étalages. L’aventure commence au petit matin lorsque je parcours les rues de Pondichéry à vélo, connue maintenant comme Puducherry. Mon séjour a duré 15 jours dont 2 jours à Pondichéry, à explorer la ville sur ma bicyclette colorée. Mon aventure a débuté avec Mathew, mon guide local. Un passionné de cyclisme, peintre et photographe, en somme, un génie !  Il m’attendait d’ailleurs dans le hall de l’hôtel où nous nous étions donné rendez-vous. Etonnant pour un indien, il était en avance ! Cela annonçait une journée belle et intense. Nous commençons notre balade dans le quartier musulman appelé Ville Noire, où il est difficile de circuler lorsque le quartier est réveillé ! Cette visite débutait sous les meilleurs auspices, je slalomais entre mosquées, églises et temples sacrés. Mathew me conseilla un charmant salon de thé. Nous nous arrêtons. « C’est le carrefour des commérages de la ville ici ! » me dit-il.

«  Tu veux goûter le thé typique, le chai ? Tu sais c’est ici que l’on sert le meilleur thé !» Je n’étais pas sûr mais me laissa tenter par ce fameux chai. Le plus intéressant est de regarder cette petite vidéo qui explique comment réussir un super chai.

Après cet arrêt ludique nous sommes partis pour la « Ville blanche ». J’étais impressionné par le quartier qui a gardé toute l’influence culturelle française. Presque tous les panneaux indicatifs étaient écrits en français, bien heureusement mon guide parlait français et anglais couramment.  Le plan de la ville était également calqué sur le réseau des villes françaises, les rues étaient perpendiculaires. La ville regorgeait de superbes bâtiments de style colonial à côté de petites maisonnettes indiennes très charmantes. Un paradoxe reflétant tout de même l’identité du sous-continent indien.

J’entamais aujourd’hui mon deuxième jour dans cette ville vibrante, où je m’étais déjà complètement imprégné de la culture. Je me disais ‘ Même si la ville est petite elle mérite de s’y arrêter au moins 2 jours ! »

Il était 10 heures du matin lorsque que nous décidons de prendre le petit déjeuner et de faire un bilan de cette promenade de 2 jours à Pondichéry. Les rues étaient désormais impraticables en vélo à cause du monde et de la circulation sur les routes.

Une discussion s’était engagée entre le serveur, Mathew et moi-même. De là le serveur nous montre fièrement son passeport français qu’il avait obtenu de droit. Il nous expliqua que juste après l’indépendance de la région, le choix de la nationalité indienne ou française pouvait être choisi par les citoyens.

Pondichéry m’a touché par sa beauté incomparable et par sa mixité.

Bhoutan : Un Royaume Captivant

Prix ​​de départ: €1,780.00

Duración: 11 jours/10 nuits

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